Peine record pour un prédateur sexuel accusé d’agression sur 33 mineurs
Richard John Dyke a été condamné à 17 ans de prison pour agression sur 33 mineurs. Pendant près de trois décennies, le quadragénaire s'en est pris à des bébés, à des enfants et à des adolescents qui croisaient sa route, dans le sud-est de la Saskatchewan. Le juge Brian Hendrickson, de la Cour provinciale de Moose Jaw, a prononcé cette peine mercredi. C’est la plus longue peine pour un crime de ce genre dans la province. Richard John Dyke, âgé de 48 ans, a plaidé coupable, le 12 mai dernier, à 10 chefs d’accusation, dont ceux de contacts sexuels, de possession de pornographie juvénile et de voyeurisme. L’audience s’est tenue à la Cour provinciale de Moose Jaw, en Saskatchewan. Le procureur Stephen Yusuff a présenté un exposé conjoint des faits, détaillant les agressions commises sur 33 victimes. Quelques instants après cette lecture glaçante de 20 minutes, faite dans un silence pesant, le juge Brian Hendrickson a ordonné la mise sous scellés du document. Le récit a révélé que Richard John Dyke, marié à une éducatrice spécialisée dans la garde d’enfants à domicile, prenait des photos de ses victimes à l’aide d’un téléphone Samsung. Il utilisait également une caméra cachée, installée dans une salle de bain et reliée à son ordinateur, pour filmer des garçons et des filles âgés de 6 mois à 17 ans. Il touchait et filmait ses victimes, leur faisait découvrir des jouets sexuels, et les encourageait à se masturber pour, selon ses propos, leur montrer Le procureur de la Couronne, Stephen Yusuff, et l’avocat de la défense, Estes Fonkalsrud, ont recommandé conjointement une peine de 17 ans d’emprisonnement. En tenant compte du temps déjà purgé en détention provisoire, Richard John Dyke pourrait passer un peu moins de 15 ans en prison. En échange de sa reconnaissance de culpabilité, la Couronne a suspendu 73 autres chefs d’accusation. Le juge doit rendre sa décision sur la peine mercredi. Richard John Dyke s’est brièvement exprimé après avoir reconnu sa culpabilité. Rien ne justifie ce que j’ai fait. J’en suis arrivé à la conclusion que je ne chercherai jamais à comprendre pourquoi. Chercher pourquoi ne me semble rien d’autre qu’une justification gênante. Mes excuses. Richard John Dyke faisait initialement face à 13 chefs d’accusation lors de son arrestation, en novembre 2023, à Assiniboia, une localité située à environ 130 kilomètres au sud-ouest de Regina. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait alors ouvert une enquête à la suite d’allégations d’agressions sexuelles formulées au milieu des années 2010. Trois garçons de moins de 12 ans avaient été identifiés comme victimes. En mai 2024, à la suite d’une enquête approfondie, la GRC a déposé 60 nouvelles accusations contre Richard John Dyke, liées à des agressions sexuelles sur des mineurs commises sur une période de 18 ans. Les enquêteurs ont identifié 29 victimes supplémentaires, âgées de 18 mois à 17 ans au moment des faits, majoritairement de sexe masculin. Les infractions reprochées se seraient déroulées entre 2005 et novembre 2023. Les victimes ont été retrouvées dans plusieurs villes et villages de la Saskatchewan, notamment à Tisdale, à Estevan, à Coronach, à Assiniboia, à Gravelbourg et à Swift Current. L’accusé a également reconnu avoir commencé à collectionner de la pornographie infantile en 1997, en stockant les images sur un disque dur saisi par la police. Le tribunal a appris que Richard John Dyke n’avait pas d'antécédents judiciaires au moment de son arrestation, en 2023. Le juge a toutefois souligné que, malgré l’absence de casier judiciaire, ses aveux démontraient qu’il ne s’agissait pas d’un citoyen respectueux des lois. La femme avec qui Richard John Dyke est marié depuis 22 ans l'a quitté après son arrestation. Il a présenté ses excuses aux victimes, à leur famille et à ses proches, évoquant En plus de la peine de prison recommandée, Richard John Dyke s’expose à une interdiction à vie de posséder des armes à feu, devra fournir un échantillon d’ADN, et son nom sera inscrit au registre national des délinquants sexuels. Avec les informations de Dan Zakreskià quoi ressemblait le péché
.L’ampleur des crimes révélée
la douleur, la souffrance et le traumatisme causés par [ses] crimes
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